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22/02/2018

nouvel horizon avec bill Deraime

 

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Bill Deraime....vous connaissez ?
 
Ce nom n’est pas qu’un nom....c'est un artiste bluesman
 
 
C’est aussi un homme que les nouvelles générations
 
ne connaissent peut étre  pas.
 
Bill est né du côté de Senlis, loin des quartiers bourgeois, 
 
quand les canons internationaux
 
avaient à peine cessé leur mélodie de massacre.
 
clic : billderaime.com     ou biographie
 
 
 
Lorsqu' un jour, il entend Ray Charles ,
 
et que certain de ses amis choisissent le rock&roll
 
pour y croire encore, lui, ce sera le blues....pour toujours.
 
 
 
Il vient de sortir à + de70 ans un réenrregistrement de ses oeuvres
 
 l'homme est blueman , et aussi engagé ,militant
pour pour la cause des exclus 
Une trajectoire de vie à la foi fervente ,
et marquée de la maladie ....
avec sa compagne  il se retire 
parfois pour méditer à l'Abbaye du "Bec hellouin" Normandie
Bill Deraime n'hésite pas à dire :
"si je suis apotre , c'est celui de l'amour fraternel ! "
 
 

 

 

 

 

21/02/2018

graines de mots ....au Magic mirrors

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 Bayeux ,au chapiteau de bois de verre

place Gauquelin Despaillères-

 

"le mot de la faim !"

 des mots , des graines , des graines de mots 

des artistes du chant , du théatre ,

possibilité aussi d'y" casser la graine "  !

  clic : casser-la-croute-la-graine.php

jeune artiste attachante elle a été nommée aux

Victoires de la musique y'a 9 ans 

Elle revient avec un nouvel album ,

après avoir tourné au cinéma pour Chabrol,Cornillac,Besnehard ,

Depardieu et chanté les Rita avec Adamo ou lavilliers

CLIC / www.adrienne-pauly.com

 

 

Étudiante en cinéma, Mégane Dumas, 21 ans,

est fascinée par les années 1940.

Sur scène, elle devient Miss Paramount.

Une pin-up des temps modernes à la voix si authentique

qu'elle transporte l'auditeur et rend hommage

aux chansons qui ont fait l'Histoire.

clic : musique-miss-paramount-la-voix-des-annees-1940

_1905927.html -  www.facebook.com

 

Merci MAKESHIFT pour l'invitation et la belle musique!

C'est cool d'être une bande et pas juste un co-plateau...

merci le public, les ami-e-s de Paris, qui nous manquent

et dont on n'a pas vraiment eu le temps de profiter

...des bisous! Quant à toi Bayeux, et ton Graine de Mots 2018

- Festival des Arts de la Parole à Bayeux, ...

clic : https://fr-fr.facebook.com/grandparcband/

 

 

20/02/2018

les gens d'ici - Verhaeren- par Haakan

Le départ – Émile Verhaeren, 

Les Villes tentaculaires, les Campagnes hallucinées, 1920

 

Emile_Verhaeren01.jpg

une composition sur la base du poème d’Émile Verhaeren.

Vous pouvez écouter la version du groupe Haakan

« Les gens d’ici » en cliquant ici

haakan

 Ce morceau fait partie de l'album  

  •  

Le départ

Traînant leurs pas après leurs pas
Le front pesant et le coeur las,
S'en vont, le soir, par la grand'route,
Les gens d'ici, buveurs de pluie,
Lécheurs de vent, fumeurs de brume.

Les gens d'ici n'ont rien de rien,
Rien devant eux
Que l'infini de la grand'route.

Chacun porte au bout d'une gaule,
Dans un mouchoir à carreaux bleus,
Chacun porte dans un mouchoir,
Changeant de main, changeant d'épaule,
Chacun porte
Le linge usé de son espoir.

Les gens s'en vont, les gens d'ici,
Par la grand'route à l'infini.

L'auberge est là, près du bois nu,
L'auberge est là de l'inconnu ;
Sur ses dalles, les rats trimballent
Et les souris.

L'auberge, au coin des bois moisis,
Grelotte, avec ses murs mangés,
Avec son toit comme une teigne,
Avec le bras de son enseigne
Qui tend au vent un os rongé.

Les gens d'ici sont gens de peur :
Ils font des croix sur leur malheur
Et tremblent ;
Les gens d'ici ont dans leur âme
Deux tisons noirs, mais point de flamme,
Deux tisons noirs en croix.

Les gens d'ici sont gens de peur ;
Et leurs autels n'ont plus de cierges
Et leur encens n'a plus d'odeur :
Seules, en des niches désertes,
Quelques roses tombent inertes
Autour d'un Christ en plâtre peint.

Les gens d'ici ont peur de l'ombre sur leurs champs,
De la lune sur leurs étangs,
D'un oiseau mort contre une porte ;
Les gens d'ici ont peur des gens.

Les gens d'ici sont malhabiles
La tête lente et les cerveaux débiles
Quoique tannés d'entêtement ;
Ils sont ladres, ils sont minimes
Et s'ils comptent c'est par centimes,
Péniblement, leur dénuement.

Avec leur chat, avec leur chien,
Avec l'oiseau dans une cage,
Avec, pour vivre, un seul moyen :
Boire son mal, taire sa rage ;
Les pieds usés, le coeur moisi,
Les gens d'ici,
Quittant leur gîte et leur pays,
S'en vont, ce soir, vers l'infini.

Les mères traînent à leurs jupes
Leur trousseau long d'enfants bêlants,
Trinqueballés, trinqueballants ;
Les yeux clignants des vieux s'occupent
A refixer, une dernière fois,
Leur coin de terre morne et grise,
Où mord l'averse, où mord la bise,
Où mord le froid.
Suivent les gars des bordes,
Les bras maigres comme des cordes,
Sans plus d'orgueil, sans même plus
Le moindre élan vers les temps révolus
Et le bonheur des autrefois,
Sans plus la force en leurs dix doigts
De se serrer en poings contre le sort
Et la colère de la mort.

Les gens des champs, les gens d'ici
Ont du malheur à l'infini.

Leurs brouettes et leurs charrettes
Trinqueballent aussi,
Cassant, depuis le jour levé,
Les os pointus du vieux pavé :
Quelques-unes, plus grêles que squelettes,
Entrechoquent des amulettes
A leurs brancards,
D'autres grincent, les ais criards,
Comme les seaux dans les citernes ;
D'autres portent de vieillottes lanternes.

Les chevaux las
Secouent, à chaque pas,
Le vieux lattis de leur carcasse ;
Le conducteur s'agite et se tracasse,
Comme quelqu'un qui serait fou,
Lançant parfois vers n'importe où,
Dans les espaces,
Une pierre lasse
Aux corbeaux noirs du sort qui passe.

Les gens d'ici
Ont du malheur - et sont soumis.

Et les troupeaux rêches et maigres,
Par les chemins râpés et par les sablons aigres,
Egalement sont les chassés,
Aux coups de fouet inépuisés
Des famines qui exterminent :
Moutons dont la fatigue à tout caillou ricoche,
Boeufs qui meuglent vers la mort proche,
Vaches lentes et lourdes
Aux pis vides comme des gourdes.

Ainsi s'en vont bêtes et gens d'ici,
Par le chemin de ronde
Qui fait dans la détresse et dans la nuit,
Immensément, le tour du monde,
Venant, dites, de quels lointains,
Par à travers les vieux destins,
Passant les bourgs et les bruyères,
Avec, pour seul repos, l'herbe des cimetières,
Allant, roulant, faisant des noeuds
De chemins noirs et tortueux,
Hiver, automne, été, printemps,
Toujours lassés, toujours partant
De l'infini pour l'infini.

Tandis qu'au loin, là-bas,
Sous les cieux lourds, fuligineux et gras,
Avec son front comme un Thabor,
Avec ses suçoirs noirs et ses rouges haleines
Hallucinant et attirant les gens des plaines,
C'est la ville que la nuit formidable éclaire,
La ville en plâtre, en stuc, en bois, en fer, en or,
- Tentaculaire.

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T van Thisseren : la lecture / Verharen est en veste rouge

 
 
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