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09/03/2018

6/Vence : Les Arts,des Artistes

 Résultat de recherche d'images pour "peinture  vence st paul cyclistes"

les cyclistes le cirque marc Chagall 1962-67

800px-Sisteron.jpg

depuis  Sisteron une étape à travers

le haut Var ,la haute provence

pas plate du tout , mais en dent de scie !

 clic : Sisteron

 

 

 

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la colombe de la Paix de Picasso

inspirée par une colombe  qui lui a été offerte 

 

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Castellane -Le verdon

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Chagall et son violoniste bleu

 le paris Nice fera étape dans la cité des artistes  

                         Chapelle du Rosaire à Vence, chef d’œuvre d’Henri Matisse.

acc_bijou.jpg

 

1920px-Vence.jpg

 

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le sculpteur Arman  dans son atelier de Vence 

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clic : www.fondation-maeght.com

il est vrai que la Ste Victoire est proche 

celle peinte par Cézanne  et celle qui

est promise à Nice pour les coureurs cyclistes 

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La Colle sur loup

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Vence -St Paul de vence 

 

le couple celestin Freinet promoteurs d'une pédagogie

expérimentale ,nouvelle a travaillé ici à Vence .

st Paul de Vence  clic : Vence

 

 

20/02/2018

les gens d'ici - Verhaeren- par Haakan

Le départ – Émile Verhaeren, 

Les Villes tentaculaires, les Campagnes hallucinées, 1920

 

Emile_Verhaeren01.jpg

une composition sur la base du poème d’Émile Verhaeren.

Vous pouvez écouter la version du groupe Haakan

« Les gens d’ici » en cliquant ici

haakan

 Ce morceau fait partie de l'album  

  •  

Le départ

Traînant leurs pas après leurs pas
Le front pesant et le coeur las,
S'en vont, le soir, par la grand'route,
Les gens d'ici, buveurs de pluie,
Lécheurs de vent, fumeurs de brume.

Les gens d'ici n'ont rien de rien,
Rien devant eux
Que l'infini de la grand'route.

Chacun porte au bout d'une gaule,
Dans un mouchoir à carreaux bleus,
Chacun porte dans un mouchoir,
Changeant de main, changeant d'épaule,
Chacun porte
Le linge usé de son espoir.

Les gens s'en vont, les gens d'ici,
Par la grand'route à l'infini.

L'auberge est là, près du bois nu,
L'auberge est là de l'inconnu ;
Sur ses dalles, les rats trimballent
Et les souris.

L'auberge, au coin des bois moisis,
Grelotte, avec ses murs mangés,
Avec son toit comme une teigne,
Avec le bras de son enseigne
Qui tend au vent un os rongé.

Les gens d'ici sont gens de peur :
Ils font des croix sur leur malheur
Et tremblent ;
Les gens d'ici ont dans leur âme
Deux tisons noirs, mais point de flamme,
Deux tisons noirs en croix.

Les gens d'ici sont gens de peur ;
Et leurs autels n'ont plus de cierges
Et leur encens n'a plus d'odeur :
Seules, en des niches désertes,
Quelques roses tombent inertes
Autour d'un Christ en plâtre peint.

Les gens d'ici ont peur de l'ombre sur leurs champs,
De la lune sur leurs étangs,
D'un oiseau mort contre une porte ;
Les gens d'ici ont peur des gens.

Les gens d'ici sont malhabiles
La tête lente et les cerveaux débiles
Quoique tannés d'entêtement ;
Ils sont ladres, ils sont minimes
Et s'ils comptent c'est par centimes,
Péniblement, leur dénuement.

Avec leur chat, avec leur chien,
Avec l'oiseau dans une cage,
Avec, pour vivre, un seul moyen :
Boire son mal, taire sa rage ;
Les pieds usés, le coeur moisi,
Les gens d'ici,
Quittant leur gîte et leur pays,
S'en vont, ce soir, vers l'infini.

Les mères traînent à leurs jupes
Leur trousseau long d'enfants bêlants,
Trinqueballés, trinqueballants ;
Les yeux clignants des vieux s'occupent
A refixer, une dernière fois,
Leur coin de terre morne et grise,
Où mord l'averse, où mord la bise,
Où mord le froid.
Suivent les gars des bordes,
Les bras maigres comme des cordes,
Sans plus d'orgueil, sans même plus
Le moindre élan vers les temps révolus
Et le bonheur des autrefois,
Sans plus la force en leurs dix doigts
De se serrer en poings contre le sort
Et la colère de la mort.

Les gens des champs, les gens d'ici
Ont du malheur à l'infini.

Leurs brouettes et leurs charrettes
Trinqueballent aussi,
Cassant, depuis le jour levé,
Les os pointus du vieux pavé :
Quelques-unes, plus grêles que squelettes,
Entrechoquent des amulettes
A leurs brancards,
D'autres grincent, les ais criards,
Comme les seaux dans les citernes ;
D'autres portent de vieillottes lanternes.

Les chevaux las
Secouent, à chaque pas,
Le vieux lattis de leur carcasse ;
Le conducteur s'agite et se tracasse,
Comme quelqu'un qui serait fou,
Lançant parfois vers n'importe où,
Dans les espaces,
Une pierre lasse
Aux corbeaux noirs du sort qui passe.

Les gens d'ici
Ont du malheur - et sont soumis.

Et les troupeaux rêches et maigres,
Par les chemins râpés et par les sablons aigres,
Egalement sont les chassés,
Aux coups de fouet inépuisés
Des famines qui exterminent :
Moutons dont la fatigue à tout caillou ricoche,
Boeufs qui meuglent vers la mort proche,
Vaches lentes et lourdes
Aux pis vides comme des gourdes.

Ainsi s'en vont bêtes et gens d'ici,
Par le chemin de ronde
Qui fait dans la détresse et dans la nuit,
Immensément, le tour du monde,
Venant, dites, de quels lointains,
Par à travers les vieux destins,
Passant les bourgs et les bruyères,
Avec, pour seul repos, l'herbe des cimetières,
Allant, roulant, faisant des noeuds
De chemins noirs et tortueux,
Hiver, automne, été, printemps,
Toujours lassés, toujours partant
De l'infini pour l'infini.

Tandis qu'au loin, là-bas,
Sous les cieux lourds, fuligineux et gras,
Avec son front comme un Thabor,
Avec ses suçoirs noirs et ses rouges haleines
Hallucinant et attirant les gens des plaines,
C'est la ville que la nuit formidable éclaire,
La ville en plâtre, en stuc, en bois, en fer, en or,
- Tentaculaire.

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T van Thisseren : la lecture / Verharen est en veste rouge

 

28/12/2017

demain Moby dick - marie laforet

 Moby_Dick_final_chase.jpg

L'histoire de Moby Dick  est mythologique 

interprétable  à l'infini comme  celle

de Don Juan ou d'Oreste.

c'est un thème intemporel , sans frontières  

 

 

Le bateau les attend au port
Nez droit au Sud, voiles dehors

Les marins sont tous pareils
En attendant le soleil

Ils s'enivrent et se bagarrent
Jurent et larguent les amarres

Ne pleure pas, pauvre Amélie,
Ton marin est encore au nid

Alors, sois belle pour lui
Sèche tes larmes et souris


Et ne crois pas que la vie
D'un marin se passe au lit

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Moi, mon marin est parti pour toujours
Un cachalot, ça parle aussi d'amour


Moi, mon marin est parti y a longtemps
C'était au bras d'un grand cachalot blanc

Le vent est bon, la toile est dure
Allez les gars, droit vers le Sud !

Quand vous serez de retour
Vous réapprendrez l'amour


Avec des vins de chez nous
Allez les gars, Dieu pour tous !

T'en fais pas mon gars, je garde Amélie
Elle t'attendra en travaillant ici


Et si tu vois un grand cachalot blanc
Ramène-le, que je le voie vivant

Et si vous voyez mon cachalot blanc
Pensez à moi et rentrez-lui dedans !

clic :   pr6.html

 

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