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15/02/2019

chanson poésie

 

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La chanson ? Une ritournelle innocente ponctuant l’écoulement du temps social. On chante en groupe et la chanson raccroche le solitaire au groupe de ceux qui l’entendent. Les époques d’une vie se laissent dire en ces ritournelles qui ont pu accompagner ces moments. Et on écouterait ces mots chantés du passé comme on regarde ces photos collectionnées en de vieux albums ou posées en vrac dans de vieilles boîtes à chaussures. Cliché sonore de notre être au monde elle dit mieux encore que les photos que rien ne meurt jamais quand elle réactive les sentiments sur lesquels elle avait su se greffer. Mais qu’elle relève d’une économie et d’une industrie la laisse-t-elle si innocente ? Habile à synchroniser les émotions, elle entre dans les logiques de contrôle de l’opinion et devient pour ceux qui l’entendent un véhicule d’adhésion au monde qui la porte. La ritournelle est aussi cela, un rythme dicté dans lequel tout un chacun qui l’entend pose son pas triste. En cela elle serait une greffe d’imaginaire pour ceux qui n’ont plus d’autre imaginaire qu’un prêt à porter, calibré et standardisé.

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Souchon dans Foule sentimentale relève tout ce mal qu’on nous fait, cette standardisation imposée où on nous Paul Lou Sulitzer (e) et où on nous Claudia Schiffer(e), et où, ajoutons en perdant la rime, on nous Souchon(ise). Imaginaire pour celui qui a perdu toute faculté d’imagination la chanson devient une poésie du pauvre, ou plus exactement, tant historiquement poésie et pauvreté sont liées, une pauvre poésie. Gainsbourg comprend le phénomène et la reclasse art mineur. Pourtant il y a bien là quelque chose de l’ordre du lien. Petite poésie, la chanson dit ce que ne dit plus la poésie et peut être ce qu’on était en attente qu’elle dise encore. Là où la poésie expérimente la langue à venir et parle cette langue que parleront les humains du futur, la chanson parle celle d’aujourd’hui dans tout ce que le mot aujourd’hui voudrait signifier de présence.

 

C’est dans cette attente-là que prend place la chanson comme impression suscitée sur le mode poétique de ce que le monde fait de nous. Qu’il lui arrive de reprendre les poètes ne vient signifier que ceci, la poésie antécède, la chanson succède. Ferré, Brassens, Caussimon chantent Baudelaire, Hugo, Aragon et d’autres, Lavilliers prolonge avec notamment Cendrars. Tout cela ne vient que dire une filiation où la chanson se cale dans le sillon tracé par le poète. Mais de ce qu’elle est capable de dire sa généalogie lui confère la pertinence de ne pas outrepasser. La poésie est sa limite, comme l’est sur son autre versant la notice journalistique. Saisie entre les deux devoirs de langue que sont l’invention (le poète) et le constat (le journaliste), la chanson délimite son territoire. Et ce qu’elle dit alors du monde n’est ni ce qu’il est ni ce qu’il sera, mais tout simplement une résonance à lui. Elle décline un rythme dans la vague de l’imaginaire qui le porte.

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Si la chanson nous parle c’est qu’elle nous dit tant dans le rythme qu’elle impose que dans ses mots. Elle retrouve les chansons intérieures qui bercent chacun d’entre nous. En ce registre il y aurait autant de chansons qu’il y a d’individus, mais précisément la chanson fonctionne de ce qu’elle réduit la multiplicité des expressions à des classes d’expression. Il y en a pour tous les goûts et c’est précisément cette illusion qui en fait la force. Il y a dans ces catégories quelque chose qui confine, au même titre que la poésie et la musique, mais aussi la philosophie, à ce qui serait un fond métaphysique qu’elle parcourt souvent sans prétentions. Elle dirait les choses de la vie sous forme de fables tirées de séquences de vie rythmées au son des guitares. Et si elles accostent à une pertinence certaine, elles n’en deviennent cependant pas relais pour la pensée. Ce n’est accessoirement, et souvent pour le pire des expériences pédagogiques, que les chansons deviennent références.

Les dits sur lesquels s’appuie la pensée sont de l’ordre du poème rarement de la chanson. Faut-il voir dans cette non-réception intellectuelle de ce à quoi le public et les foules adhèrent un rejet de circonstance ou de fond ? Le renvoi dans le mineur accompagne le fait que la chanson est liée à l’instant et quand elle le déborde et veut dire plus, elle serait moins opérante que le poème. Pourtant on peut néanmoins tracer une ligne de proximité où le texte tend à se détacher de la mélodie et se dirige vers une diction sur une musique de fond. Léo Ferré et sa longue diatribe Il n’y a plus rien ouvre une voie dans laquelle aujourd’hui les expériences de Baschung ou encore le long Europe de Noir Désir se dirigent. Mais il y a eu aussi Kérouac, Burroughs et Ginsberg, qui reprirent l’ancestrale tradition du dire sur un fond musical et amenèrent la poésie vers la chanson, tout comme ceux-là tentent d’amener la chanson vers la poésie. (…) Sur un autre versant le travail musical est initié par les Beatles mais aussi par des groupes comme Soft Machine, les Mothers of Invention de Franck Zappa ou encore Pink Floyd, qui tentaient de conférer à la chanson une dimension musicale authentique. En bousculant les cadres qui lui sont impartis la chanson tente de devenir autre chose que la simple ritournelle. Le travail de chanteurs américains comme Lou Reed, Bob Dylan, ou encore Léonard Cohen ou Patty Smith l’entraîne au niveau de la poésie avec laquelle elle se confond. Peut-être même faudra-t-il voir dans leur démarche de passer par la voie de la chanson une possibilité prise par la poésie pour s’ouvrir à une écoute au-delà de son public habituel.

Louis Ucciani
Cités 2004/3 (n° 19)

 

13/02/2019

vanessa Paradis jo le taxi

 

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            Paroles Joe Le Taxi

 Joe le taxi,
Y va pas partout
Y marche pas au soda
Son saxo jaune
Connaît toutes les rues par coeur
Tous les p'tits bars
Tous les coins noirs
Et la Seine
Et ses ponts qui brillent
Dans sa caisse
La musique à Joe,
C'est la rumba
Le vieux rock au mambo

Joe, le taxi
C'est sa vie
Le rhum au mambo
Embouteillages
Il est comme ça
Rhum et mambo
Joe Joe Joe

Dans sa caisse,
La musique à Joe résonne.
C'est la rumba,
Le vieux rock au mambo bidon.

Vas-y Joe,
Vas-y Joe,
Vas-y fonce,
Dans la nuit, vers l'Amazone,
..............................................................
  • Auteurs: Etienne Roda Gil
  • Compositeurs: Henri Langolff
  • Editeurs: Delabel Editions, Warner Chappell Music France

 

 

Des journalistes de l'Obs ont retrouvé la chauffeur de taxi

qui a inspiré à Etienne Roda-Gil le tube interprété

par Vanessa Paradis dans les années 80: Joe le taxi.

 

05/02/2019

gilles Servat: les prolétaires

 

 jours de manif   Solidarité avec tous ceux  qui doivent

aller au travail si souvent usant ,pénible voir dangereux 

répétitif mal payé ,les petits retraités 

ex employés ouvriers ,aux faibles retraites .......

pour survivre avec dignité , défense pouvoir d'achat

droit au logement et services publics de proximité !

 

LES PROLÉTAIRES  une chanson qui date et tant actuelle 

Y'a des pétroliers super
Qui foutent le deuil sur l'onde.
Avec 10 hommes d'équipage,
On s'en va au bout du monde.
Avant, il en fallait 30,
C'était pas rentable,
En voilà 20 au chômage!
Les prix seront plus supportables.
Mais de tous ces matelots,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces matelots,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville a la la la lair
On les mettra à l'usine.
On manque toujours de prolétaires

Assez travaillé pour soi;
La petite exploitation, c'est pas rentable
20 ans de retard.
Fort de la compétition.
Il y a trop d'agriculteurs.
C'est pas raisonnable.
Quelques millions au chômage
Et l'Europe verte sera viable.
Mais de tous ces paysans
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces paysans
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville tra la la la lair
On les mettra à l'usine.
On manque toujours de prolétaires!

Et toi, petit commerçant,
Tu mourras d'la TVA.
Mais si on aide ces gens-là,
La bombe, comment on la fera ?
Le petit commerce doit mourir,
Il est pas rentable.
Va t'en au supermarché,
Les prix seront plus supportables.
Mais de tous ces commerçants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces commerçants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville tra la la la lair
On les mettra à l'usine.
On manque toujours de prolétaires

A Nantes, à Rennes ou à Brest,
Du travail, il n'y en a guère.
Ils voudraient rester chez eux.
Alors comment faire ?
Déplacer toutes les usines ?
C'est complètement con !
Eux ! Qu'ils viennent dans la capitale.
Pour le patron, c'est plus valable.
Mais de tous ces immigrants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces immigrants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
S'ils viennent dans la capitale, tra la la la lair
Même en faisant plein de fonctionnaires,
Y' aura toujours trop de prolétaires.
S'il y a trop de chômeurs,
Y'aura du désordre.
Il faudra des policiers
Pour maintenir l'ordre.
Hitler le disait déjà :
"Un chômeur c'est pas rentable.
Un soldat, ça coûte moins cher.
Et c'est bien plus raisonnable."
Mais de tous ces policiers,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces policiers,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville, tra la la la lair,
Taper sur les ouvriers,
Taper sur leurs frères.

 
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