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27/06/2015

Cdt Byrd , l'aéropostale et Ver/mer ,

 

 

 

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la pancarte mémoire au Paisty vert , plage de Ver/mer 14

 

 Richard BYRD fit amerrir son avion à 200 mètres de la plage

à l'été 1927 .

Il venait de terminer la 3ème traversée de l’Atlantique en avion.

 Perdu dans le brouillard, alors qu’il avait prévu

se poser à PARIS-LE BOURGET ,   là ou une foule l’attendait  ,

il s’était posé à VER-SUR-MER  où il revint souvent par la suite. 

Ce fut la première liaison aéropostale entre la France et les États Unis

 

L'America_Ver_sur_mer.jpg

l'épave de l'avion l'"América" de BYRD échoué à ver/mer

 

 

lire l'épopée de l'aéropostale entre les Etats unis et la France  :

 

L’épopée de "l’America "et la première liaison aéropostale transatlantique

 

En mars 1927, le commandant Richard E. Byrd premier homme à voler

au-dessus du pôle Nord (en 1926) annonce sa collaboration avec

la 'American Trans-Oceanic Company, Inc.', fondée en 1914

par Rodman Wanamaker pour franchir l’Atlantique en un vol ininterrompu.

Byrd se porta ainsi candidat au prix Orteig, prix créé en 1919

par Raymond Orteig propriétaire de l’Hôtel Lafayette à New York,

doté de 25 000 $ et destiné à récompenser le premier vol sans escale

entre New-York et Paris.

 

Byrd choisit le monoplan Fokker C-2, pour sa similitude avec le Fokker F.VII

qu’il utilisa lors de son vol en Arctique. Cet aéronef, doté de trois moteurs

220hp Wright J-5 était immatriculé NX-206 et portait le nom de America.

 

Lors d’un vol d’essai le 16 avril 1927, l’avion pique du nez

et s’écrase à Hasborough, New Jersey, blessant trois des quatre occupants,

dont Byrd qui se fracture le poignet et Floyd Bennet, le navigateur

aux commandes des instruments qui, lui, est sérieusement atteint.

Anthony Fokker, le concepteur de l’avion lui suggère de remplacer

le navigateur par Bernt Balchen, un pilote d’essai norvégien de

la compagnie Fokker (Balchen avait participé à la fameuse

Roald Amundsen's airship expedition de 1926 au pôle Nord).

 

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sentiers balades ....le paitsy vert

Le 8 mai, l’oiseau blanc de Nungesser et Coli décolle du Bourget et disparait.

Le 11 mai Rodman Wanamaker déclare que l’America ne décollera pas tant

que la situation de l’oiseau blanc ne serait éclaircie. Au même moment,

un jeune Américain Charles Lindbergh arrive à New York à bord de son avion,

un Ryan B-1 Brougham nommé "The Spirit of St. Louis".

Le matin du 20 mai, Lindbergh s’envole de New-York et trente-trois heures

plus tard, le 22 mai atterrit à Paris revendiquant le prix Orteig.

 

Regardant davantage l’intérêt scientifique de l’aventure, Byrd

continue ses préparatifs. Entretemps, une nouvelle traversée transatlantique

est réalisée par Clarence D. Chamberlin et Charles A. Levine sur le Bellanca

“ Colombia “ qui atterrit à Berlin le 6 juin 1927 après 42 heures de vol.

 

Tôt le matin du 29 juin, l’America s’envole du Roosevelt Field a New York,

direction Paris, avec à son bord :

le commandant Richard E. Byrd, Bert Acosta et Bernt Balchen

comme seconds pilotes, et le lieutenant George O. Noville,

ingénieur de vol et opérateur radio.

La météo s’avère particulièrement défavorable à l’expédition.

 

Après le survol des côtes de Nouvelle Angleterre, Bert Acosta

perd accidentellement le contrôle de l’appareil qui pique vers les flots.

Une correction de Balchen permet de sauver in-extremis l’appareil.

Un peu plus tard, de gros problèmes de réception radio apparaissent

quand Noville coince son pied dans les câblages.

Le brouillard aux abords des côtes françaises empêche toute visibilité du sol.

La pluie qui tombe à torrents ne permet pas aux aviateurs d'apercevoir

les signaux lumineux des champs d’aviation sur leur route.

Les informations les plus contradictoires sont lancées; de nombreux points

de la côte et des environs de Paris, de Marseille même,

les appels de détresse de l'America sont perçus.

 

Aveuglé, noyé, perdu dans la pluie qui tombe à torrents, à 1 h. 10,

Byrd, toujours errant, demande par T. S. F. qu'on lui indique un terrain

d'atterrissage, même en dehors de Paris. Il a renoncé au Bourget.

L'avion n'a plus que trois heures d'essence.

Mais personne n’arrive à localiser les appels.

 

La nouvelle se répand que l'America aurait atterri à Issy-les-Moulineaux

Et puis, c'est la désillusion.

Le démenti brutal arrive un quart d'heure après.

 

Toutes les stations radiotélégraphiques de la côte française,

les bateaux,le Bourget lui-même, cessent leurs appels vains.

Seule la station du Havre s'entête à « attaquer »

l'America qui ne répond pas. Et la pluie diluvienne continue de tomber.

Les curieux quittent en masse l'aérodrome du Bourget.

Les phares qui n'ont cessé de fouiller le ciel durant la nuit,

rentrent leurs pinceaux lumineux; les fusées se sont éteintes.

 

À huit heures du matin, on ne sait encore rien du sort des aviateurs.

Des agents de police envoyés en reconnaissance aux environs

des aérodromes sont rentrés sans avoir trouvé aucune trace de l'America.

 

Enfin, au début de la matinée, une nouvelle précise inattendue

du correspondant Bayeux du journal Ouest Eclair... tombe :

Byrd et ses compagnons ont amerri à Ver-sur-Mer.

Ils sont saufs!

 

Les aviateurs, perdus dans la brume, se guidaient sur le phare du Havre;

leur intention était de suivre l'estuaire de la Seine.

 

Ayant aperçu la lumière du phare de Ver-sur-Mer, ils piquèrent droit

dans sa direction, tournoyèrent un moment au-dessus de la petite station

balnéaire et amerrirent à 2h32 à 200 mètres du rivage à basse mer.

Le choc fut assez violent et le train d'atterrissage se disloqua.

Les quatre aviateurs prirent place sur un léger radeau en caoutchouc

et gagnèrent la rive. Avant de l'atteindre, deux d'entre eux tombèrent

à l'eau, mais réussirent promptement à rejoindre leurs camarades à la nage.

La mer se retirait lentement et l'avion se trouvait peu à peu dégagé.

 


 
 
phare.jpg

 

Le commandant Byrd et ses compagnons qui étaient à bout de forces

s'étendirent sur le sable et s'y reposèrent pendant près d'une heure

Ils décidèrent ensuite d'aller demander du secours dans la localité

et prirent ensemble le chemin du phare dont les lueurs les avaient guidées

dans la nuit. Il était 4 heures moins le quart lorsqu'ils frappèrent

à la porte du gardien M. Lescop. En quelques mots, le lieutenant Bert Acosta,

pilote de l’America qui s'exprimait assez facilement en français

expliqua la détresse de ses compagnons.

Nous mourons de faim et de soif dit-il. M. Lescop et sa famille firent

aussitôt chauffer du café et s'empressèrent d'offrir

une chambre aux aviateurs. 

Deux d'entre eux acceptèrent avec empressement

cette cordiale hospitalité, pendant que le commandant Byrd,

toujours inquiet sur le sort de son appareil, reprenait, avec son pilote,

le chemin de la plage. Ils demandèrent avec instance à M. Lescop

de leur procurer une barque à moteur pour renflouer l’appareil.

Celui-ci fut arrimé à de solides câbles. Dès le lever du jour, une foule

innombrable de curieux de toutes les localités voisines

stationnaient sur la plage.

 

Les aviateurs regagnèrent par la suite Paris en train où ils furent reçus

et félicités par les officiels. Et notamment le Président Doumergue.

 

Avant son départ, la poste américaine avait confié à Byrd un sac de 70 kg

de courriers : 300 lettres furent sauvées de la noyade et furent oblitérées

à la poste de Ver-sur-mer.

 

La première liaison aéropostale transatlantique fut donc réalisée

sur la ligne New-York/Ver-sur-mer.

Un musée de la commune relate cette épopée

d'après Wikipédia

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 clic :ver-sur-mer1.ht

 

 

 

 

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