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19/12/2014

la soupe normande à la graisse

 
  la graisse normande est à la Normandie
 
ce que la graisse d’oie est au Périgord,
 
voire plus encore.

elle entrait jadis dans de nombreuses

préparations culinaires dont la célébre

Soupe à la Graisse chantée par Alfred Rossel.

Utilisée à la manière d’un bouillon cube moderne,

elle était préparée à base de graisse de boeuf

et de porc cuite pendant de longues heures avec

un émincé de poireaux, de carottes, de navets,

de panais et d’oignons

avant d’être filtrée puis conservée

dans des pots en terre cuite.

 

Refrain de la "Soupe à la graisse" - Paroles et musique

d'Alfred Rossel, Chansonnier normand (1841-1926)


Refrain

J’ faôt qu’no lé r’connaisse
J’ n’y a ryin d’pus esquis
Qué la soupe à la graisse
Qu’ j’aimons tant dans l’pays.

I.

Ceuss’ qui la bliâm sont toquis
Ou n’sav’ pé la faire
Quand vos choux sont épuquis
P’lez vos poum’ de terre.

II.

Mettez dans c’qui vous faôt d’iau
Un boun billot d’graisse
Du saé, du poivre, un pouriau
De la grosse espèce.

III.

Yen a qu’y veul’ du persi
Ch’est i nécessaire ?
D’aôcuns diz’naon, d’aôtres si,
Mé, j’ n’ m’en s’ cie guère.

IV.

Vot’ iau, pendant que j’ prêchons
Crémill’ j’ présume :
V’la qu’o bout à gros bouillons
J’ tez y vot’ légume.

V.

Des feuv, parfais des souessons
Aveuque un’ carotte
Un mio d’cel’ri j’en mettons
Car cha ravigotte.

VI.

Tailliz’ un’ miettain’ ménu
L’pain dans vot’ soupyre
Après, pour vaie si ch’est tchu
Prenez vot’ quillyre.

VII.

N’y manq’ti ni paiv’ ni saé
Qué ry n’vous arrête
Trempez-la tout est paré :
Ver, vot’ soupe est faite.

VIII.

Tous les mageux d’ayoli
Vant’ leus bouillabaisse
Mais, j’crais qu’cha n’doit pas vali
Not’ soupe à la graisse.

 

  clic/http://www.fnsea.fr/toutes-les-thematiques

/agriculture-durable/alimentation/nos-actions/

l-agriculture-normande-de-saint-lo-a-paris/

 

 Aujourd'hui les temps ont changé ,

on n'mange plus guère de soupe encore moins à la graisse

sauf peut étre l'industrielle , et les paysans normands

en ce moment font une opération sensibilisation aux produits

de la Manche 1er producteur de légumes

 


 Outre la soupe, elle entrait jadis dans de nombreuses

préparations culinaires comme les assaisonnements de farces

et la cuisson des viandes.

Apparue en Normandie au cours du haut Moyen-âge,

bien avant l'avènement du beurre,

elle a largement contribué à sa manière au renom

de la gastronomie de notre belle province.

  • Pour la fabriquer, la maîtresse de maison prenait de la graisse
  • de bœuf et la faisait cuire doucement, à petit feu,
  • dans son chaudron en y ajoutant quelques légumes du jardin
  • et des aromates. Pas moins de trois jours et trois nuits
  • de cuisson étaient nécessaires ! Et durant ce temps,
  • il fallait maintenir la graisse en ébullition et la brasser
  • pour l’empêcher de noircir ou de brûler…
  • Si la maîtresse de maison était plus aisée, elle y ajoutait un poulet
  • ou de la chair de bœuf ou encore de la graisse de mouton,
  • ce qui améliorait encore le goût de la « graisse normande ».

Une fois cuite, la graisse était salée et poivrée avant d’être mise

dans des pots de grès et conservée ainsi au frais pendant

plusieurs mois. Point de « bonne maison » sans ces pots de grès

emplis à ras bord de bonne « graisse normande » !

Dans la région d’Avranches, on ajoutait des pannes

ou rognons de porc ou de la chair de porc et, en fin de cuisson,

on récupérait, pour les dévorer avec délice,

les « crétons fondus gras ».

Soupe à la graisse.JPG

Quant à la « soupe à la graisse », on la mangeait le matin,

au lever, servie dans les « guichons » (petites soupières individuelles)

garnis de « tâlles » ou « tailles », tranches de pain découpées

en minces languettes.

Toute fumante sous son couvercle,

la soupe attendait alors son homme !

  d'après passion généalogie hautetfort

 

en cours de cuisson ajouter une cuiller à soupe de graisse normande.
Sel poivre selon le goût de chacun.

Couper du biscuit en petits morceaux
Recouvrir ce pain à soupe, du bouillon

de la soupe, laisser imprégner, puis remplir la soupière avec bouillon et légumes.
La quantité d'eau varie selon les goûts de chacun, certains l'aiment quand la cuiller tient en position verticale dans l'assiette.

Biscuit-766-montf Biscuit-210

 Dans les fermes, la soupe constituait le plat essentiel du petit déjeuner.

Bien sûr elle figurait au dîner (soir), ici ne dit-on pas souper

pour le repas du soir (déjeuner le matin, dîner le midi).  blog :philip VDS

 

 

 

 
   

Commentaires

Belle recette qui me réconcilie avec la soupe, nous en faisons toujours,
n'étant pas pour les soupes en poudre!
peu de garbure mais souvent à base de légumes, de chou et de navet, notre jardin est
prolifique!
merci pour cette réhabilitation de la soupe, "hier" incontournable!
amitiés
Dédé

Écrit par : Andre | 19/12/2014

Répondre à ce commentaire

Cela me rappelle mon enfance quand maman nous concoctait une "soupe au lard" avec toutes de sortes de légumes que l'on retirait de la soupe pour les manger avec la viande. On appelait cela le "rassacage" (patois ch'ti, du verbe "retirer" en français). C'était délicieux et ça réchauffait bien, l'hiver !...

MSF fait du sacré bon boulot un peu partout dans le monde. Et le Soudan du sud a bien besoin de ce genre d'ONG.

J'ai bien aimé aussi ton petit tour du Noël asiatique !

Bonne soirée, amicalement,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 19/12/2014

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