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23.03.2007

L'HOPITAL....Pierre PERRET

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Un lit de fer tout blanc et sur la table de nuit,
Un bouquet d'anémones offert par un ami
Un petit transistor qui vous soutient le moral,
C'est là tout l'univers des p'tits vieux de l'hopital.
Ici ça sent l'urine et l'huile de goménol!
Une femme aux cheveux blancs tout doucement somnole!
Elle attend des nouvelles de son fils qui lui a dit
Depuis des mois déjà qu'il viendrai un lundi.

Refrain:
Qu'on est loin de son pays natal
Quand on se retrouve à l'hopital

Un poéte aux yeux clairs toute la journée fredonne
Il y a déjà longtemps qu'i n'attend plus personne;
Demandant aux chanteurs d'envoyer une photo.
La salle commune est pleine et le docteur regrette,
Que pour quarante ,il n'y ait qu'un cabinet de toilette;
Et que deux infirmières accablées de labeur,
Qui sourient et qui grondent mais ne comptent pas les heures.

Ils dévorent en cachette leur paquet de bombons,
C'est meilleur que l'endive et l'eternel jambon.
Mais ces dimanches heureux en famille en gateaux,
Peut on les remplacer par un triste loto?
Quel est cet humoriste ou ce génial auteur,
Qui affirmait que l'argent ne fait pas le bonheur,
Certes il n'effacerait pas l'atroce solitude
Mais rendrait plus humain ce quotidien si rude!!

10:36 Publié dans textes d'auteurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires

Ce texte soulève un quotidien que je connais bien (ma fille est animatrice en maison de retraite)...hélàs, ce n'est pas l'argent qui manque, mais sa distribution qui est mal faite. Il n'y aurait pas besoin de plus d'argent pour rendre plus humaines toutes ces voies de garage...juste un tout petit peu plus d'intelligence du coeur et là....nous sommes très pauvres.

Ecrit par : Anne-Marie | 23.03.2007

Heureusement que les salles communes ont disparues. Pierre Perret met toujours le doigt où cela gène. La famille n'a plus la solidité s'autrefois. Nous avons vu s'éteindre le papa et la maman de mon épouse chez nous, mais nous avions 25 et 15 ans de moins et nous sommes ressortis épuisés du deuxième décès. Aujourd'hui, il nous est impossible de nous occuper d'une presque centenaire, par manque de force physique plus que par coeur !! Nous sommes contraints de recourir à un centre de gériatrie. Plus les gens vivront vieux, plus ce problème sera évident !!!

Bises du grillon

Ecrit par : christian | 23.03.2007

Maison de Retraite - Hôpital - Hôpital - Maison de Retraite

Et tous les sentiments qui vont avec : peine, culpabilité, agacement, colère, un peu de rire, un peu de joie - et puis peine, culpabilité, agacement, colère.

Très très dur tout cela. J'en ai fait l'expérience et je l'ai constaté sur beaucoup de personnes puisque je travaillais dans ce milieu là. Amitiés. Monique

Ecrit par : monique-âne | 24.03.2007